31 January 2024 by Delphine LAPAILLERIE
Création du GDR CNRS « Dynamique des interactions entre chromatines virales et cellulaires ».

Le groupe de recherche DYNAVIR vient de donner naissance le 1er janvier 2024 au GDR CNRS « Dynamique des interactions entre chromatines virales et cellulaires ». Il regroupe 30 équipes et est sous la responsabilité de S. Emiliani (I. Cochin) et V. Parissi (MFP).
Le virome eucaryote – composé d’agents externes (virus infectant nos cellules) et internes (rétroéléments endogènes ayant envahis nos chromosomes) – joue un rôle fondamental dans la biologie de l’hôte. Alors que des concepts émergents redéfinissent actuellement l’importance des relations hôte-virus sur l’homéostasie cellulaire, le GdR DYNAVIR a pour objectif de structurer la communauté scientifique explorant les processus fondamentaux gouvernant la réplication des virus et rétroéléments endogènes dans le noyau de la cellule hôte. Il regroupe un large éventail d’expertises multidisciplinaires permettant l’étude comparative des mécanismes moléculaires mis en jeu et leurs conséquences sur la physiopathologie des infections virales persistantes. Le GdR veut accélérer le transfert de ces connaissances fondamentales vers des recherches appliquées. Enfin, il ambitionne de stimuler et faciliter l’accès aux données multi-échelles et à leurs outils d’analyses afin d’implémenter et diffuser ces savoirs au sein de la communauté.

En 2014, le réseau DYNAVIR a été créé par Vincent Parissi (MPF UMR5234 Bordeaux) dans le but de favoriser le développement des recherches concernant les interactions entre les Rétrovirus et le génome de la cellule hôte. Ce réseau solide et dynamique regroupe alors une vingtaine de laboratoires français reconnus internationalement et possédant un large éventail d’expertises. Ce réseau a permis de fédérer les équipes grâce à l’organisation de réunions annuelles (14 depuis sa création), la mise en place de projets communs (>10 projets financés) et l’organisation du 6ième congrès international sur les Intégrases Rétrovirales à Bordeaux en 2017.

De fait, de nombreux travaux de recherche ont révélé des similitudes évidentes dans les mécanismes moléculaires utilisés par les Rétrovirus, les ET et les virus nucléaires (voir le contexte scientifique). Il existe en France une communauté scientifique très active, reconnue internationalement et possédant un large éventail d’expertises multidisciplinaires consacrées à l’étude des interactions entre le virome eucaryote et le génome de la cellule hôte. Il apparaît donc maintenant crucial de regrouper les équipes françaises travaillant sur ces différents virus pour échanger les expertises acquises dans les différents domaines de la virologie et de générer de nouvelles collaborations afin de révéler les mécanismes fondamentaux gouvernant la réplication de ces virus et de répondre aux nombreux défis posés par leurs pathologies.

En nous appuyant sur le socle de base du réseau DYNAVIR, qui s’est révélé particulièrement dynamique et structurant pour la recherche sur les rétrovirus en France ces dernières années, nous proposons maintenant de l’élargir à l’ensemble des recherches sur les virus nucléaires afin de couvrir tous les aspects de ce domaine de recherche prioritaire au sein un consortium qui serait unique en France.

Le GdR DYNAVIR regroupe 30 équipes qui sont associées aux organismes de recherche nationaux tels que le CNRS (sections 20, 21, 24 et 27), l’INSERM, l’Institut Pasteur, le CEA et les Universités, et sont situées dans différents centres de recherche répartis sur tout le territoire Français (Paris et région parisienne, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Strasbourg, Nantes, Nice, Toulouse). Le GdR DYNAVIR sera aussi ouvert à toute nouvelle équipe partageant des thématiques communes et souhaitant le rejoindre. La création du GdR DYNAVIR répond ainsi un besoin de renforcer les échanges et les collaborations entre les équipes françaises afin de gagner en efficacité dans ce domaine de recherche hautement compétitif. La labellisation du réseau par le CNRS permet tout particulièrement d’augmenter notre visibilité au niveau national et international. A terme, elle permettra d’établir les collaborations avec d’autres consortiums et servira de levier pour répondre à des appels d’offres nationaux et internationaux. De plus, par l’intégration d’équipe experte dans l’analyse bioinformatique des données et l’Intelligence Artificelle (IA), notre ambition est de permettre aux équipes du GdR de partager leurs données, d’harmoniser leurs outils d’analyses bioinformatiques et de faire diffuser l’utilisation des approches d’IA pour nourrir la recherche fondamentale avec de nouvelles hypothèses basées sur ces données.

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